François Hollande, l’espoir crédible
« Rien ne sert de courir, il faut partir à point » : depuis bientôt trois ans, François Hollande avance vers sa candidature à l’élection présidentielle. Sans se préoccuper des sondages souvent trompeurs et des cotes de popularité toujours volatiles, il a beaucoup réfléchi et s’est préparé à cette décision qu’un homme (ou une femme) ne doit prendre qu’en conscience, face à face avec lui-même, loin des combinaisons et des conciliabules.
Il a travaillé avec sérieux et détermination sur des propositions concrètes : le pacte éducatif afin d’assurer l’égalité des chances et démocratiser la réussite scolaire, le pacte redistributif pour réformer en profondeur le système fiscal et le rendre juste, et le pacte productif pour que l’Etat-stratège soit en mesure de porter une nouvelle ambition économique car le déclin industriel de la France n’est pas une fatalité.
François Hollande a deux atouts essentiels pour être le meilleur candidat des socialistes : reconnu pour sa compétence, notamment en matière économique et financière mais aussi sur les questions internationales, il est perçu comme sincèrement socialiste et donc capable de rassembler la gauche au deuxième tour. Authentique et crédible, voilà ses deux forces dans l’opinion publique où il fait une percée progressive et donc durable.
Sa personnalité est aussi un atout : curieux des autres, François Hollande aime les gens et les gens sentent qu’il les aime. Et ce n’est pas un hasard si, en Corrèze, on le compare souvent à Jacques Chirac. Sauf qu’il est socialiste ! Proche des Français, il connaît les provinces de notre pays qu’il sillonne depuis longtemps et, comme François Mitterrand, il a une connaissance intime des fédérations socialistes mais aussi des départements, de leurs paysages, de leur histoire, de leur géographie.
Sous la cohabitation de 1997 à 2002, sa fonction de Premier secrétaire lui a conféré une expérience plus riche que celle de n’importe quel ministère, puisqu’il a été pendant cinq ans associé par Lionel Jospin aux décisions les plus importantes du gouvernement. Et depuis qu’il a quitté son poste en 2008, il a échappé à l’immédiateté dans laquelle la fonction ingrate de Premier secrétaire le confinait pour faire la démonstration qu’il est un homme de perspectives. N’ayant plus à s’astreindre au rôle d’arbitre, il donne libre cours à ses qualités de capitaine et ses talents d’orateur vont l’aider à être celui qui peut faire gagner la gauche en 2012.
Sa détermination est forte, sa volonté est claire, sa stratégie est simple : avancer vers la primaire sans se soucier des autres candidatures potentielles. Et cette démarche claire et résolue est en train de rallier de plus en plus de citoyens convaincus que François Hollande incarne le changement dont la France a besoin, l’espoir crédible que les Français attendent.
André Vallini
Président du Conseil général
Député de l’Isère





