Autour de Stéphane Le Foll, et dans la perspective de l’Alliance populaire lancée par Jean-Christophe Cambadélis, la gauche qui gouverne, c’est-à-dire le parti socialiste, les écologistes d’Emmanuelle Cosse et les radicaux de gauche de Jean-Michel Baylet, se réunit le 25 avril afin de remobiliser l’électorat de gauche face à la droite qui se croit déjà de retour au pouvoir.

Le programme de la droite est clair ; il s’agit de remettre en cause les réformes sociales que la gauche a réalisées depuis quatre ans avec la suppression de 300.000 emplois publics (des enseignants, des infirmières…), la retraite à 63 ans, la remise en cause du compte pénibilité…En même temps, le Medef n’hésite pas à prendre en otage la négociation sur le chômage. La droite et le patronat sont sans complexe.

Et face à ces attaques, la gauche ne doit pas rester inactive. Elle doit rappeler aux Français toutes les conquêtes sociales qu’elle a obtenues depuis 2012 avec François Hollande et ses deux premiers ministres, Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls.

Il faut rappeler en effet que la gauche depuis 2012 c’est :

– la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt,
– une complémentaire santé pour tous les salariés,
– la généralisation du tiers payant permettant aux plus modestes de ne pas avoir à avancer les -frais médicaux,
– des baisses d’impôt pour les ménages les moins aisés en 2015 et 2016 (deux foyers sur trois auront bénéficié des baisses d’impôt sur le revenu),
– la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, gelé depuis 2010, qui s’ajoute à la revalorisation des salaires des agents de catégorie C,
– la revalorisation des minima sociaux (augmentation du RSA sur cinq ans de 10% en plus de l’inflation),
– la création de la prime d’activité pour les travailleurs pauvres,
– la création du compte personnel d’activité (sécurisation des parcours professionnels).

A ceux qui pensent que François Hollande aurait oublié son discours du Bourget, il faut aussi dire que la loi sur la séparation des banques de juillet 2012 a obligé les banques :

– à séparer leurs activités spéculatives de leur activité de prêt,
– à publier les profits qu’elles font pays par pays, y compris dans les paradis fiscaux.

Dans le même esprit, dès 2012, la fiscalité sur les flux financiers a été alourdie :

– les revenus financiers sont imposés au barème de l’impôt sur le revenu comme les revenus du travail,
– la fiscalité sur les produits et charges financières des grandes entreprises a été alourdie.

Enfin, à ceux qui croient que François Hollande aurait oublié la priorité donnée à la jeunesse, on doit redire qu’il a tenu ses engagements :

– la création de 60.000 emplois dans l’Education nationale durant le quinquennat,
– la création de 275.000 places d’accueil pour la petite enfance,
– la création de 150.000 emplois d’avenir,
– l’instauration d’un droit universel à la garantie locative pour les moins de 30 ans qui permet aux jeunes de louer un logement en bénéficiant de la garantie de l’Etat,
– la revalorisation de 15% des bourses des étudiants des familles les plus modestes,
– l’instauration de la garantie jeunes (une garantie de revenus de 464€ par mois pour les jeunes de moins de 26 ans sans emploi ni qualification qui s’engagent à suivre une formation ou des stages) qui, fin 2016, aura bénéficié à 100.000 jeunes.

Hé, oh, la gauche réveille-toi ! La droite revient. Remobilise-toi ! Arrête de culpabiliser. Sois fière de ton bilan !

Dominique VILLEMOT

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