Discours de François Hollande : Le pacte éducatif

Discours de François Hollande sur le pacte productif le 4 mai à Paris . (Vidéo & PDF)

 

 

Un nouveau pacte éducatif pour démocratiser la réussite

L’école a réussi le pari de la massification, mais pas celui de la démocratisation de la réussite. En effet, si 90% des enfants de cadres ou d’enseignants obtiennent le baccalauréat, seuls 50% des enfants d’ouvriers y arrivent. Chaque année, plus de 150 000 jeunes sortent du système éducatif sans diplôme ni qualification.

Malheureusement l’échec scolaire marque souvent toute une vie, car la formation professionnelle continue, telle qu’elle est pratiquée actuellement, ne permet pas de compenser les échecs de la formation initiale.

Le Partenariat Jeune/Sénior

Le partenariat jeune/senior qu’il est proposé de mettre en place vise principalement à inciter les entreprises à embaucher de jeunes arrivant sur le marché du travail.

En effet les entreprises françaises hésitent à recruter des débutants et privilégient les recrutements de jeunes ayant déjà une première expérience, ce qui rend difficile l’entrée des jeunes dans le monde du travail, entrée rendue encore plus difficile par la crise actuelle.

En aidant financièrement les entreprises qui forment les jeunes en recourant à leurs salariés seniors, le partenariat jeune/senior œuvre aussi au maintien de l’emploi des seniors. Il se distingue donc nettement du tutorat actuel.

Un tronc commun élevé pour tous à la fin de la scolarité obligatoire

Alors que le gouvernement actuel ne cesse de vilipender l'école de la République, le malaise grandit dans la communauté éducative. Or nous savons que ce n'est pas en démantelant peu à peu le service public de l'enseignement que l'on donnera confiance aux jeunes dans leur avenir.

« Donner plus à ceux qui ont moins » : Une politique d’éducation prioritaire fondée sur l’épanouissement

I. Etat des lieux

Les divers dispositifs d’éducation prioritaire n’ont pas atteint leurs objectifs, en raison notamment de la faiblesse des moyens alloués : les ZEP, par exemple, n’ont pas permis de faire baisser le nombre d’élèves par classe de manière significative (de 27 à 25 seulement).

Réduire les inégalités dès l’école primaire en concentrant nos efforts en direction des élèves les plus en difficulté

La réduction des inégalités à l’école primaire passe par des politiques ciblées sur les élèves en difficulté. Les propositions évoquées concernent donc en priorité les établissements qui les accueillent. Il faut ainsi en finir avec le saupoudrage et fixer des priorités au profit d’élèves pour qui l’école constitue le seul véritable instrument de promotion sociale.

Les filières technologiques, une voie de réussite éducative à promouvoir

Malgré des résultats particulièrement encourageants, la filière technologique est trop souvent méconnue des lycéens et de leurs parents. S’il convient de prendre des mesures pour remédier à ce paradoxe, la méthode et les objectifs poursuivis par le gouvernement vont clairement à l’encontre de la nécessaire valorisation des parcours en filière technologique.

Un pacte républicain pour l’école

L’Ecole est objet de conflits et de polémiques en toutes circonstances, mais particulièrement dès lors qu’un gouvernement prétend la réformer.

Pour un service public de la petite enfance

Pourquoi investir dans la petite enfance ?

- Pour réduire les inégalités sociales et scolaires qui se jouent dès le plus jeune âge, les effets de l’environnement familial étant particulièrement prégnants dans les premières années de l’enfant. La fréquentation de la crèche, en développant les compétences cognitives de l’enfant, sa socialisation et donc son adaptation rapide dans le groupe puis dans la classe, favorise nettement un parcours sans incidents, notamment chez les enfants de milieux populaires qui augmentent leurs chances de mobilité sociale.

Relever le financement des études supérieures de façon plus redistributive, c’est possible !

En France, tout se passe comme si l’université n’existait pas. La récente polémique sur les quotas de boursiers dans les grandes écoles est une fois de plus révélatrice du tropisme du débat politique vers l’élite de ses étudiants, soit une très petite minorité d’entre eux. Lorsqu’on l’évoque, c’est pour critiquer une fois de plus la sempiternelle dévalorisation de ses diplômes, pointer non sans raison l’échec massif des étudiants en licence ou déplorer, hélas, la vétusté de ses bâtiments.

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