Un tronc commun élevé pour tous à la fin de la scolarité obligatoire

Alors que le gouvernement actuel ne cesse de vilipender l'école de la République, le malaise grandit dans la communauté éducative. Or nous savons que ce n'est pas en démantelant peu à peu le service public de l'enseignement que l'on donnera confiance aux jeunes dans leur avenir.

« Donner plus à ceux qui ont moins » : Une politique d’éducation prioritaire fondée sur l’épanouissement

I. Etat des lieux

Les divers dispositifs d’éducation prioritaire n’ont pas atteint leurs objectifs, en raison notamment de la faiblesse des moyens alloués : les ZEP, par exemple, n’ont pas permis de faire baisser le nombre d’élèves par classe de manière significative (de 27 à 25 seulement).

Réduire les inégalités dès l’école primaire en concentrant nos efforts en direction des élèves les plus en difficulté

La réduction des inégalités à l’école primaire passe par des politiques ciblées sur les élèves en difficulté. Les propositions évoquées concernent donc en priorité les établissements qui les accueillent. Il faut ainsi en finir avec le saupoudrage et fixer des priorités au profit d’élèves pour qui l’école constitue le seul véritable instrument de promotion sociale.

Les filières technologiques, une voie de réussite éducative à promouvoir

Malgré des résultats particulièrement encourageants, la filière technologique est trop souvent méconnue des lycéens et de leurs parents. S’il convient de prendre des mesures pour remédier à ce paradoxe, la méthode et les objectifs poursuivis par le gouvernement vont clairement à l’encontre de la nécessaire valorisation des parcours en filière technologique.

Un pacte républicain pour l’école

L’Ecole est objet de conflits et de polémiques en toutes circonstances, mais particulièrement dès lors qu’un gouvernement prétend la réformer.

Pour un service public de la petite enfance

Pourquoi investir dans la petite enfance ?

- Pour réduire les inégalités sociales et scolaires qui se jouent dès le plus jeune âge, les effets de l’environnement familial étant particulièrement prégnants dans les premières années de l’enfant. La fréquentation de la crèche, en développant les compétences cognitives de l’enfant, sa socialisation et donc son adaptation rapide dans le groupe puis dans la classe, favorise nettement un parcours sans incidents, notamment chez les enfants de milieux populaires qui augmentent leurs chances de mobilité sociale.

Relever le financement des études supérieures de façon plus redistributive, c’est possible !

En France, tout se passe comme si l’université n’existait pas. La récente polémique sur les quotas de boursiers dans les grandes écoles est une fois de plus révélatrice du tropisme du débat politique vers l’élite de ses étudiants, soit une très petite minorité d’entre eux. Lorsqu’on l’évoque, c’est pour critiquer une fois de plus la sempiternelle dévalorisation de ses diplômes, pointer non sans raison l’échec massif des étudiants en licence ou déplorer, hélas, la vétusté de ses bâtiments.

Pour une revalorisation effective de la voie professionnelle

Les observateurs du monde de l’éducation s’accordent tous pour le dire : la filière professionnelle fait aujourd’hui figure de « voie de garage » du lycée français.

 

Depuis la création du bac professionnel en 1985, les gouvernements de droite comme de gauche ont multiplié les réformes pour tenter remédier à cette situation[1]. Force est pourtant de constater qu’en 2010, ce sentiment de relégation est toujours aussi prégnant.

Faire de l’Université le cœur de l’enseignement supérieur et le lieu de la civilisation

L’université française souffrirait de tous les maux : gouffre financier pour les uns, autiste à son environnement pour les autres, endroit à éviter pour tous. Aux universités non sélectives, choisies par défaut, s’opposeraient alors les lieux d’excellence, nous entendons par là les classes préparatoires et les grandes écoles.

Faire du lycée le coeur de la démocratie de la réussite

Le Gouvernement Fillon a fait du lycée général une des priorités de sa réforme en matière d’éducation. Bien que ce stade d’intervention ne soit pas le plus pertinent à nos yeux pour lutter efficacement contre les inégalités scolaires qui se développent dès la petite enfance, le lycée constitue néanmoins une étape décisive pour les élèves et exige de la gauche un discours fort et clair quant à ses missions et objectifs. L’avenir des filières technologique et professionnelles fera l’objet d’un article ultérieur qui y sera consacré à part entière, tant ce sujet revêt d’importance en soi.

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