Argumentaire : L'éducation

En dix ans la droite aura supprimé plus de 100.000 postes dans l’Education nationale ainsi que la formation initiale des enseignants. La part du PIB destinée à l’enseignement primaire et secondaire est passée de 4,5% à 3,9%, le taux de scolarisation des enfants de moins de trois ans a diminué en dix ans de 34 % à 13% et la France est devenue le pays de l’OCDE où le taux d’encadrement des élèves dans le primaire est le plus faible. Enfin les enquêtes de l’OCDE indiquent que le poids des inégalités sociales explique les performances moyennes des élèves français de 15 ans. 

C’est pour ces raisons que François Hollande proposera au Parlement une loi programme sur 5 ans, élaboré après concertation, notamment avec les syndicats, les parents d'élèves, les grandes associations. 

Il a annoncé que dans ce cadre, avec des contreparties en matière de réforme du système éducatif, 12 000 postes seraient ouverts chaque année pendant 5 ans, soit 60 000 au total sur le quinquennat. 

Ces postes ne seront pas tous des postes d’enseignants, mais aussi des postes d'encadrement, d’éducateurs, d’infirmières et de psychologues.   

L’enveloppe budgétaire nécessaire pour financer ces créations peut être estimée au maximum à 500 millions d’euros (cotisations sociales incluses) pour chaque tranche annuelle de 12.000 postes. A compter de 2017 le montant de l’enveloppe budgétaire nécessaire sera donc de 2,5 milliards d’euros par an. La droite dit que c’est de l’irresponsabilité budgétaire. Mais est-ce responsable d’alléger l’ISF de 1,9 milliards d’euros par an ou de maintenir l’exonération des heures supplémentaires, qui coûte 4 milliards d’euros par an ?

De toute manière, ces créations seront financées par redéploiement de moyens au sein du budget de l’Etat et au sein du budget de l’Education nationale.

Ces créations se traduiront par une augmentation des recrutements d’enseignants. La droite nous dit que ce ne sera pas possible du fait de la baisse du nombre de candidats aux concours constatée depuis quelques années. Elle ne manque pas de culot, car elle est très largement responsable de cette baisse. En dégradant les conditions d’exercice du métier d’enseignant et en supprimant la formation initiale, elle a détourné les jeunes de l'enseignement. 

François Hollande revalorisera le métier d’enseignant via des conditions de vie et de travail améliorées et le renforcement de la formation. 

Ces créations d’emplois sont indispensables pour notre pays et s’inscrivent dans la priorité que François Hollande accorde à la jeunesse.

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