Résultats des évaluations CE1 et CM2 : l’autosatisfaction du ministre
Luc Chatel saisit toutes les occasions pour tenter de masquer sa politique de démantèlement de l’Ecole publique.
Dernier exemple en date : le conseil des ministres du 29 juin au cours duquel il a fortement insisté sur les progrès accomplis en français et en mathématiques par rapport aux deux années précédentes.
En affirmant que cette situation est le résultat de sa politique éducative –invoquant notamment l’aide personnalisée, les stages de remise à niveau, la refonte des programmes-le ministre justifie implicitement les milliers de suppressions de postes, la quasi-disparition de la formation initiale, la remise en cause de la carte scolaire…
Peu importe que l’an dernier un coefficient correctif ait été appliqué pour atténuer la baisse des résultats en mathématiques, compromettant ainsi la fiabilité scientifique des évaluations.
Peu importe que seules certaines compétences aient été évaluées.
Peu importe que les résultats des évaluations CE1 soient inexploitables pour les élèves puisque publiées fin juin.
Seul compte pour le ministre le profit attendu d’une opération qui relève avant tout de la communication.
La prise en compte des acquis et des difficultés des élèves que pourraient révéler des évaluations diagnostiques passées en début d’année scolaire pèse bien peu au regard du satisfecit que se décerne Luc Chatel.
Rappelons l’essentiel : les enseignants ont besoin d’outils d’évaluations qui leur permettent de connaître et de comprendre les erreurs et les réussites de leurs élèves pour mettre en place une pédagogie différenciée, un suivi précis et adapté, des re-médiations nécessaires facilitées par des moyens malheureusement aujourd’hui supprimés.
Car au bout du compte, l’Ecole se doit d’affronter un défi redoutable, véritable enjeu de la prochaine élection présidentielle : permettre à tous les élèves, y compris aux plus fragiles, de réussir.





