Argumentaire : La TVA sociale
La droite propose un transfert des cotisations patronales du régime famille vers un impôt anti-délocalisation, le nouveau nom donné par la droite à la TVA sociale. Elle propose aussi d’augmenter le taux intermédiaire de 7% de la TVA, taux qu’elle vient juste de créer.
Cette augmentation de la TVA se traduirait par
-une baisse de la croissance, car elle réduirait d’autant la consommation, principal facteur de croissance,
-une baisse du pouvoir d’achat des Français, qui sera amputé par cette hausse,
-et une augmentation des inégalités de revenus, la TVA frappant proportionnellement plus fortement les bas revenus que les hauts revenus.
De toute manière, ce transfert massif de financement des entreprises vers les ménages ne se traduira que par une baisse très modérée du coût du travail, de l’ordre de 3 à 5%.
Cette baisse est dérisoire s’il s’agit d’être compétitif avec l’Asie. Cette baisse ne correspond pas à nos difficultés au sein de la zone euro car nous avons un problème de compétitivité hors coût beaucoup plus certain et sérieux : qualifications des salariés, qualités des produits, spécialisation et organisation à l’export expliquent notre déficit commercial en zone Euro plus surement que le coût du travail en France dans l’industrie manufacturière. A titre d’exemple, le coût horaire dans l’industrie automobile est de 41 euros en France, de 43 euros en Allemagne.
La compétitivité des entreprises Françaises est à restaurer. L’échec de Nicolas Sarkozy est patent : excédentaire en 2001, le commerce extérieur sera déficitaire en 2011 de 75 milliards d’euros. Ce niveau ne fut, historiquement, jamais atteint.
François Hollande n’introduira pas la TVA sociale. Il mettra à l’étude une réforme de l’assiette des cotisations sociales visant à faire contribuer tous les facteurs de production (le capital, les consommations d’énergie) au financement de la sécurité sociale.





