Revenons sur le crédit d’impôt recherche (CIR)

Dans un contexte budgétaire tendu le coût de cette mesure doit être mis en comparaison avec les véritables effets observés sur le développement de la recherche.

Quelques chiffres…

En 2003 le CIR représentait environ 500 millions d’euros

En 2008 le CIR représentait 4 milliards d'euros annuels

En 2009 et 2010 on peut estimer que le CIR représente environ 10 milliards d’euros

Toujours des chiffres…

Ce qui doit sans doute nous interpeller c’est que le CIR devient au fil du temps de plus en plus attractif pour les filiales étrangères installées en France, en compétition frontale avec les entreprises de l'hexagone : 80 % (en volume) du crédit d'impôt recherche est capté par des multinationales et des entreprises de taille intermédiaire (entre 250 et 5000 employés).

Pour quelles retombées ?

Il s’agit de la question à laquelle personne ne répond de manière précise et argumentée ! De nombreux efforts de communication cherche à corréler ce dispositif au nombre de dépôt de brevets…un bien maigre bilan…et une analyse bien rapide car si on analyse les chiffres de l’OCDE : en dollars constants, les dépenses de R&D des entreprises ont baissé entre 2007 et 2008…

L’emploi scientifique doit être au cœur de nos politiques : priorité aux jeunes docteurs !

Nous pensons qu’une autre politique doit être mise en place.

Le besoin d'irriguer l'ensemble du tissu socio-économique par les docteurs n’est plus à démontrer si on analyse la situation de l’emploi scientifique de haut niveau dans des pays tels que les états unis, le Japon, l’Allemagne… Les docteurs formés à l’innovation et à la gestion de projets doivent pouvoir intégrer les entreprises ayant besoin de collaborateurs compétitifs. Pour cela nous proposons de définir des contreparties au CIR par le développement de l’emploi scientifique de haut niveaux dans les entreprises aidées.

Florent Pigeon – Conseiller général de la Loire

Photo : © KaYann - Fotolia
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