Gauche et Droite, un rapport fondamentalement différent à la notion de progrès

 

Avec son adoption définitive, le parcours législatif de la loi sur la bioéthique est parvenu à son terme, il y a quelques jours à peine. Recherche sur les cellules souches de l’embryon, conditions du diagnostic prénatal, bébés du double espoir, mères porteuses, accès à la procréation médicalement assistée pour les couples homosexuels… Autant de sujets qui imposent nuance et retenu. 

De ces questions, parce qu’elles s’adressent à nos convictions personnelles, on nous dit qu’elles transcendent les clivages politiques habituels. Sans doute. Mais en partie seulement. Au-delà de quelques cas individuels, tous respectables, Gauche et Droite n’ont pas défendu les mêmes positions. Il y a plusieurs raisons à cela, à commencer par un rapport fondamentalement différent à la notion de progrès. 

Qu’il s’agisse du début de la vie, comme ici, ou de la fin de la vie, la droite gouvernementale se désengage gravement des questions du vivant. Si, dans les médias, elle s’applique à entretenir le statu quo, au Parlement elle laisse le champ libre à sa frange la plus réactionnaire, et c'est la voix de cette dernière qui, comme sur les questions de sécurité et avec le succès que l'on sait, résonne dans la majorité.

Sans l’exprimer directement mais sans équivoque non plus, ce n’est pas juste la notion de progrès qui est attaquée, ce sont également certains de ces accomplissements qui sont visés.  Pour le dire autrement, avec une telle attitude, il n’est pas garanti que les lois sur la contraception et sur l’IVG seraient votées aujourd’hui.

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