Parlons de la France
En 2012, lors de l’élection présidentielle, nos concitoyens se poseront trois questions.
Lequel des candidats a la crédibilité pour être le prochain chef d’Etat ? Pour conduire le pays sans heurts, sûrement, mais surtout pour le mettre sur le bon chemin en sachant affronter l’imprévisible.
Qui parmi tous ceux qui se présentent aura la capacité, pendant les cinq ans qui suivront, de redresser la France dans l’équité, la solidarité et la vérité quant aux efforts à consentir ?
Enfin, quelle est la personnalité qui, avec les forces qui le soutiennent, est susceptible de lever l’espérance ? D’offrir une vision commune à tous les Français, au-delà de leurs différences de génération et de statut social.
Tout commande, pour offrir la solution, de conjuguer lucidité et volonté, tout en montrant une maitrise et un équilibre susceptibles d’entraîner pour réussir là où tant d’autres ont échoué.
Afin de préparer cette échéance, nous avons tenu durant l’année 2009-2010 plusieurs réunions de travail de Répondre à gauche, de Lorient à Bourg-les-Valence, en passant par Périgueux et Paris. Des parlementaires, des élus locaux, des syndicalistes, des experts et des militants socialistes ont participé à ces réunions qu’ils ont enrichies de leurs contributions, comme de leurs expériences.
J’ai souhaité reprendre dans un court texte les propositions que j’ai livrées à l’occasion de ces rencontres.
Autour de l’idée d’un contrat pour l’après crise, j’ai inscrit la promotion de la démocratie de la réussite comme objectif central de l’action publique, avec une déclinaison en trois pactes : productif, redistributif et éducatif.
Cette synthèse n’est pas encore un programme, mais la trame d’une démarche qui peut être enrichie et complétée.
De l’expérience de ces dernières années, je sais qu’une élection présidentielle se cristallise autour d’un grand thème, expression, dans les circonstances du scrutin, d’une ambition collective. Elle doit se traduire en propositions simples et concrètes. Elle n’a pas vocation à répondre à toutes les attentes, mais d’aller à l’essentiel, de correspondre à l’enjeu majeur de l’avenir de notre pays.
J’ai maintenant l’intention de partager ces réflexions avec les citoyens, et de leur parler de la France.
François Hollande
Tulle
Septembre 2010




