Une société durable
Notre développement économique repose sur la maximisation de la rentabilité financière à court terme, sans prendre en considération les facteurs humains ni l’avenir de la planète.
Il est temps d’œuvrer à l’élaboration d’une autre société, qui soit durable.
Une société durable, c'est une société dans laquelle les facteurs humains et environnementaux sont privilégiés, c'est une société qui favorise le long terme sur le court terme, c'est une société que nous serons fiers de léguer à nos enfants.
Cela implique tout d’abord de lutter contre la souffrance au travail et de faire du bien-être au travail un axe de compétitivité et d’efficacité économique, en instituant des espaces de discussions et d’autonomie dans le travail. Pour cela, il faut redonner de l’autonomie aux managers et du pouvoir aux salariés. Nous proposerons aux partenaires sociaux de négocier des dispositifs de participation des salariés aux changements du travail, afin de réformer les modes de gouvernance et de management, et de permettre aux salariés de retrouver une maîtrise de leur travail et de participer aux changements du travail.
Mettre en avant le facteur humain c’est aussi adapter notre politique de prévention et de santé pour tenir compte de l’évolution de notre environnement, qu’il soit physique, chimique ou bactériologique: santé alimentaire, santé au travail, sécurité des médicaments.
C’est taxer la pollution et moins taxer le travail, en instituant une taxe carbone sur les entreprises, ce qui permettra à la fois de contribuer à la lutte contre les émissions de gaz à effets de serre et de réduire le coût du travail, via un abaissement corrélatif des cotisations sociales assises sur les salaires,
Dans le même temps, la catastrophe de Fukushima a violemment rappelé au monde que l’énergie nucléaire présente cependant des risques immenses. Dans ces conditions, il faut réduire progressivement la part du nucléaire dans le mix énergétique français en portant la part de notre électricité d’origine nucléaire de 75% à 50% d’ici à 2025. C’est un effort comparable à celui de l’Allemagne qui veut passer de 22% à zéro.
De même, il est indispensable de contrebalancer le poids du secteur industriel par plus de transparence et par l’organisation d’un grand débat public sur notre politique énergétique.
Enfin, il nous faut préparer la transition énergétique en combinant économies d’énergie et développement des énergies renouvelables. Un plan de transition énergétique sur 10 ans permettra de financer l’isolation des logements existants, le développement de sources d’énergie renouvelable, les aides à la recherche et à la production de la voiture propre et/ou électrique, l’offre de transports collectifs (train, tramway et tram-train), le développement des services de transport de fret alternatifs à la route (transport combiné, autoroutes ferroviaires, autoroutes de la mer), la modernisation de l’éclairage de nos villes. Au total sur dix ans, 50 milliards d’euros pourraient ainsi être mobilisés pour financer ce plan en associant l’Etat, les collectivités locales et l’échelon européen.





