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Bernard DEROSIER
Ancien député du Nord

A juste titre, le Congrès du Parti Socialiste, en avril prochain, doit être d’abord l’occasion d’un débat d’idées et non de personnes.

La théorie est irréfutable. La pratique est moins évidente.

Quatre textes d’orientation sont proposés au vote des militants. Celui dont le premier signataire est Emmanuel MAUREL nous invite à une démarche politique située aux antipodes de la social-démocratie et, d’une certaine façon, à approuver le comportement des frondeurs lors du quinquennat de François Hollande, ce qui a conduit à la débâcle électorale que l’on sait.

Les trois autres textes sont soumis à notre choix à l’initiative de trois membres de la majorité sortante issue du Congrès de Poitiers, en Juin 2015. Je les ai lus. Je n’ai pas trouvé de différences fondamentales du point de vue idéologique ou de la politique proposée. Certes, quelques petites nuances apparaissent dans les mesures envisagées pour le fonctionnement du Parti. Elles ne sont pas divergentes au point de ne pas envisager une synthèse. On arrive alors, comme je le disais dans un précédent blog, à déterminer son choix à partir de la personnalité des candidats au poste de Premier Secrétaire.

Je ne retiendrai pas celle de Luc CARVOUNAS dont le passé dans la vie politique n’a pas suffisamment permis d’apprécier ses capacités à diriger le Parti Socialiste.

Reste donc Stéphane LE FOLL et Olivier FAURE. Comme tout un chacun, l’un et l’autre présentent des qualités qui leur permettraient de sortir le Parti Socialiste de la situation difficile dans laquelle il se trouve.

Ce dont nous avons besoin, c’est d’une personnalité déterminée, ayant une expérience concrète de l’action politique, ayant démontré son aptitude à contrer les adversaires de la Gauche, Messieurs MACRON, WAUQUIEZ, MELENCHON et l’extrême-droite. En d’autres termes, quelqu’un qui ait du « punch ».

On l’aura compris, je viens de dresser le portrait de Stéphane LE FOLL.

J’entends bien les critiques qui se manifestent à son encontre. Pour certains, voter Stéphane LE FOLL c’est une reconnaissance de l’action de François HOLLANDE. Et alors ! Aurait-on à rejeter en bloc tout ce qui a été mis en œuvre entre 2012 et 2017 ? L’occasion nous sera donnée de rappeler le bilan positif de ce quinquennat.

La proximité de Stéphane LE FOLL avec François HOLLANDE lui est aussi reprochée. La loyauté sans faille dont il a témoigné depuis toujours ne doit pas constituer un handicap mais, au contraire, un atout à l’époque des grandes trahisons que nous connaissons.

Pour d’autres, Stéphane LE FOLL est « suspect » car il n’a pas eu de candidat macroniste contre lui, aux élections législatives de 2017. Manuel VALLS non plus, mais lui nous a trahis. Les positions défendues par Stéphane LE FOLL depuis son élection ont toujours été sans ambiguïté par rapport à la politique du Gouvernement.

Il n’en demeure pas moins que les propositions d’orientation et d’organisation doivent être prioritaires pour les socialistes. C’est la condition de leur crédibilité.

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