par | 14 Jan 2018

« Non, le PS n’est pas mort. » par François Rebsamen

Notre démocratie est en crise. Face à la mondialisation féroce, à l’hyperpuissance de la finance, à la déferlante du néolibéralisme qui menace l’avenir de la planète, à l’inégalité des richesses, nous ne pourrions plus que nous en remettre à l’intelligence, au volontarisme et à la vision de notre jeune président ? Je refuse cette fatalité. Le Parti socialiste n’est pas mort, comme le disent certains.

Mais comment rebondir et prouver notre capacité à réinventer l’avenir ? Les corps intermédiaires sont gravement affaiblis. Les partis politiques ont plongé dans un état de coma profond – seuls prospèrent ceux qui prônent populisme et démagogie ! Les syndicats, ébranlés par la baisse de leurs effectifs, ne savent plus sur quoi ni comment négocier. Les grands médias sont comme anesthésiés par la puissance de communication présidentielle.

Aujourd’hui le seul corps intermédiaire qui résiste encore, même s’il ne se définit pas comme tel, ce sont les collectivités locales avec à leur tête les communes, dont nombre sont encore dirigées pas des socialistes. En butte aux tentatives de recentralisation et à des demandes d’économies exorbitantes, elles produisent l’essentiel de la richesse de notre pays et sont de surcroît les derniers lieux où s’exercent la solidarité et la fraternité. Leurs élus sont les seuls qui conservent l’estime de nos concitoyens.

C’est là qu’est la solution : le renouveau démocratique de notre pays viendra de nos territoires, là où on peut penser local et agir global. Le renouveau du Parti socialiste, avec ses 75 000 élus, aussi.

Il ne s’agit pas pour lui d’être plus à gauche, comme certains le prônent ; il faut qu’il assume et réaffirme ses valeurs de parti social-démocrate, socialiste, écologiste, européen, et qu’il renoue avec l’internationalisme, seule clé du rééquilibrage de la mondialisation sans règle.

Entre la gauche extrême de Mélenchon et l’extrême-droite de le Pen, Macron se veut le point central ; en réalité sa politique n’est pas celle du « en même temps » mais celle du « tout pour les gagnants ».

Aujourd’hui, il semble presque incongru de protester contre des mesures gouvernementales d’injustice fiscale qui viennent d’être adoptées et dont la philosophie pourrait se résumer ainsi : aider les gagnants (les fameux premiers de cordée) plutôt que les autres, donner plus à ceux qui ont plus et, à ceux qui ont moins, demander la solidarité envers les autres. Sous l’ère du président Macron, il vaut mieux être jeune (les retraités vont financer par la hausse de leur CSG l’augmentation du pouvoir d’achat des salariés), riche (les plus-values boursières vont sortir de l’ISF) et bien portant (le forfait hospitalier est augmenté).

Le Parti socialiste a donc un rôle déterminant à jouer pour défendre la justice sociale. Il doit d’abord avec sincérité faire l’inventaire du quinquennat Hollande, reconnaître les erreurs, et revendiquer les avancées sociales et économiques. Il doit aussi, sans promesse de grand soir, ni rêveries idéologiques, rester un parti de gouvernement, affronter la réalité avec pragmatisme, dire la vérité et bâtir un projet de société où la solidarité, valeur cardinale, s’impose aux gagnants de la vie !.

Ce sera long et difficile mais nos prédécesseurs, à l’instar de François Mitterrand, nous ont montré le chemin.

Il faudra de la persévérance, des convictions de gauche chevillées au corps, et rassembler toute une génération de jeunes élu-e-s qui demain poursuivront le combat pour un monde plus juste, plus écologique et donc plus fraternel. Dans ce contexte, Stéphane Le Foll est le mieux placé pour conduire le PS vers la reconquête. Sa candidature est une mauvaise nouvelle pour Mélenchon, Wauquiez et Castaner car il a les clés du fonctionnement de l’Etat et l’expérience du terrain. Il a le goût du combat, ayant su gagner en 2012 la circonscription de François Fillon, une des plus à droite. Homme de convictions, il a le courage et l’autorité naturelle qui qualifient un capitaine pour naviguer par vents contraires et mener le navire à bon port.

François REBSAMEN

Tribune publiée dans l’édition du 14 janvier 2018 du Journal du Dimanche

3 Commentaires

  1. Étienne Broquet
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    Oui à au moins 90 % à ce qu’écrit François Rebsamen. Mais désolé, François, les collectivités locales ne produisent pas « l’essentiel de la richesse de notre pays ». Ni l’État ni les collectivités locales ne produisent de richesse ; à chacun son rôle, et c’est très bien que, enfin, sous la présidence Hollande, un gouvernement socialiste n’ait pas trouvé affreux de se préoccuper de la compétitivité de nos entreprises, productrices d’une richesse malheureusement bien mal répartie.

    Réponse
  2. DELCOURT
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    Je soutiens la candidature de STEPHANE LEFOL, il a l’expérience, le charisme, l’écoute dont les militants ont tant besoin.
    En ma qualité de Maire Honoraire de LENS, j’en appelle à tous mes camarades ELUS membres des F.D.E.S.E.R.
    à se mobiliser, d’organiser des réunions avec les militants, la mobilisation des forces vives passent par l’animation par les élus locaux des sections

    Réponse

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